Quand Tintin parlait du jeu de rôle en 1985

C’était en 1985, dans un numéro « spécial jeux », et certains rôlistes ont découvert grâce à ce Tintin, le n° 516 du 30 Juillet 1985, le jeu de rôle.

S’en suivait une bande dessinée publiée dans Tintin de 1984 à 1987 : « Donjons & Dragons » de Bosse et Darasse.

 

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(Re)Faire le défi du #RPGaDay de 2014 ?

En 2014, le game designer et blogueur britannique Autocratik  lançait le défi #RPGaDay. Puis en 2015, en 2016, etc. Peu de rôlistes francophones l’ont relevé à l’époque, ce qui est bien dommage car cette première itération aurait très bien alimenté le projet de Mémoire de rôlistes.

Si certains d’entre vous voulaient se (re)prêter à l’exercice, sur leur blog, un forum, facebook, G+, youtube, instagram ou encore ici même, qu’ils n’hésitent pas à le signaler en ces lieux.

Une émission sur la muséification des jeux

Le numéro 61 du podcast Ludologies traite de la muséification des jeux (vidéo). Si l’angle est celui de la mémoire institutionnelle (« les musées ») et non particulière (« les rôlistes »), beaucoup d’éléments sont applicables, et aux jeux de rôles, et aux réflexions sur les archives personnelles des rôlistes. Je vous encourage donc à écouter cette très intéressante émission.

Pour ce 61e épisode, Sélène et Manuel reçoivent Marion Coville, présidente de l’Observatoire des mondes numériques en Sciences humaines et chercheuse au Département Sciences économiques et sociales de Télécom ParisTech dans le cadre d’une recherche sur le digital labor et les plateformes de micro-travail.

Elle a par ailleurs soutenu une thèse sur le déplacement des jeux vidéo, depuis leur contexte d’usage initial vers les espaces muséaux. Tout un programme !

Une date sur vos feuilles de personnage ?

Il est assez classique de trouver sur les feuilles de personnage, tout en haut à côté du nom dudit perso, un champ « Nom du joueur ». Parfois, on y trouve aussi des champs pour le nom du MJ (D&D Basic), pour le nom de la campagne (Dragon Ball Z RPG, World of Darkness), voire pour le numéro de téléphone du joueur.

La date de création du personnage, ou encore le nombre de séances jouées, est toutefois bien plus rare.

Il est donc bien difficile, sans contact avec l’auteur d’un personnage, de déterminer de quand date la création d’un personnage de jeu de rôle.

Et si l’on peut estimer le temps de jeu de ce personnage à l’aune de ses points d’expérience ou de ses niveaux, il est rare de pouvoir deviner le status du personnage quand il a cessé d’être joué : est-il mort ? est-il vivant et dans ce cas a-t-il été officiellement mis en retraite, ou bien a-t-il été abandonné en même temps qu’une campagne ? A-t-il connu plusieurs incarnations, suite à des pertes ou à des changements d’édition, de système de jeu ?

Et vous, sauriez-vous dire de quand date vos personnages ? Combien de séances ont-ils jouées ? L’indiquez-vous sur vos fiches de personnage ?

 

 

Les traces en grandeur nature

Lucie Choupaut  a publié en 2013 sur Electro-GN un article en trois parties sur la question « Quelles traces pour le jeu de rôle grandeur nature ? » qui correspond fortement aux questionnements à l’origine de Mémoire de rôlistes.

Elle y aborde les objectifs de cette conservation ainsi que la façon de faire : culture du secret de certains GN, biais de la photographie, enregistrement vidéo, nécessité et légitimité d’un contrôle des traces par les auteurs, etc.

Découvrez ces articles ici : Partie 1Partie 2Partie 3

« Grâce aux documents visuels qui subsistent, la mémoire de l’événement se transmet et devient un élément essentiel de l’analyse artistique. »

in La performance, entre archives et pratiques contemporaines, sous la direction de J. Bégoc, N. Boulouch et E. Zabunyan, Presses universitaires de Rennes, Archives de la critique d’Art, Rennes, 2010.

Le club de Donjons et Dragons de la MJC de Saint-Rémy-lès-Chevreuse dans les années 1970

Au tout début de l’arrivée du jeu de rôle en France, Finael et ses amis découvrirent ce nouveau jeu et fondèrent en 1978 l’un des tous premiers (si ce n’est le premier) clubs de JDR de France, à la MJC* (edit: ou Maison des loisirs et de la culture) de Saint-Rémy-lès-Chevreuse.
Leur épopée est raconté sur ce site, de même que leur campagne de Pranarant, illustrée de force cartes, plans et photos d’époque.


*MJC: Maison des jeunes et de la culture.

Pix or didn’t happen, ou les traces du grandeur nature

Larp Gear V by kickfoot

L’article Pix or didn’t happen de Juhana Pettersson, dans le Knutepunkt Book de 2009 présente les raisons de la très faible documentation des parties de jeu de rôle sur table et grandeur nature (GN), à savoir leur caractère éphémère. Elle y explique pourquoi et comment cela peut changer, par exemple à travers la photographie.

Role-playing games, both larp and tabletop, are an ephemeral art form.
The games are usually done only once, and people hear about them
through word of mouth. Now, in the era of unprecedented ease in publishing stuff on the internet, is the time to change this and start documenting games properly.

Voir aussi le reportage LARP Photographer: Photographing Live Action RolePlay.