Nonolimitus, 1985, l’Oeil Noir [Première fois rôlistique]

Découverte quasi-simultanée (de mémoire) du jeu de rôle dans le Tintin en question de l’été 1985, en intro de la BD de Bosse & Darasse sur le Donjons & Dragons et dans un Jeux & Stratégie acheté par hasard à la même période (Casus Belli n’ayant été diffusé en presse qu’au printemps 1986).

D’ailleurs, j’ai toujours le Tintin et sûrement le J&S…

Après, je pratiquais déjà les livres dont vous êtes le héros depuis le primaire et j’avais lancé ce mouvement auprès de quelques camarades de classe, dont un qui m’initia à Cry Havoc (1984).

Par contre, j’ai dû attendre 1986 pour lancer ma première partie de l’Oeil Noir… Ramené d’un séjour à Paris après une visite à la FNAC des Halles où, en me promenant, j’étais tombé sur la boite Gallimard en vitrine chez Games.

Donc, pour cette première, j’avais convaincu mon pote wargamer et deux autres potes de 4e d’essayer un nouveau jeu : l’Oeil Noir.

Durant la création des perso, le prof d’histoire s’est incrusté et à créer un perso lui aussi ! Et oui, c’était au collège et j’avais 14 ans !

A part çà, aucun souvenir de cette partie, mais j’étais foutu, j’avais mis le doigt dans l’engrenage…

Par la suite, divorce de mes parents et retour sur le 93 (sauf le paternel 😦  )… Après une difficile période d’adaptation aux coutumes locales, je parviens à m’insérer par le biais du JDR en initiant quatre ou cinq camarades mais pas encore amis à JRTM (1987) puis Stormbringer (1988).

De plus, retournant chez le paternel pour les vacances scolaires, j’ai continué à animer dans ma belle province océane sans jamais m’arrêter. Même après avoir terminé ma scolarité !

D’ailleurs, je continue mes parties au bord de l’océan Atlantique, mais avec aucun des joueurs originels (ils ne sont plus dans la région).

Que de souvenirs…

Fil, 1984, MEGA [Premières fois rôlistiques]

Moi, j’ai triché : pour être sûr de ne pas mourir, j’ai fait MJ !

Nous sommes en été 1984 (ou 1983 ?). Ça fait déjà quelques mois que j’essaie de me renseigner sur ces drôles de jeux. J’ai lu un article là-dessus dans le Vogue ou je ne sais plus quoi de ma maman, et je suis intrigué à fond. Durant le temps de midi, les grands du collège sortent des livres bizarres avec des tas d’illustrations de monstres super chouettes mais ne me laissent pas participer (*). Mais cet été-là, Jeux & Stratégie sort un hors-série, MEGA. Je l’achète en librairie (plus facile pour mon argent de poche que la boîte rouge pour un petit gars de 14/15 ans), et deux jours après je convie mon voisin à ma première partie, il va devoir sauver un ganymédien. On est scotché directement. On enchaîne partie sur partie pendant l’été en recrutant deux autres potes.

À la rentrée, nous nous organisons pour jouer tous les samedis après-midi, de 13h à 18h30. Et c’est parti. On achète à la fin d’année L’Appel de Cthulhu, puis après on ne s’arrête plus. Dans le désordre le plus total : L’Oeil Noir, Stormbringer, James Bond 007, Empire Galactique, Légendes, Bushido, Trauma, Paranoïa, (A)D&D, L’Ultime Épreuve, etc,, etc.

Après, à l’université, on se perd un peu de vue, mais j’initie d’autres zinzins avec qui je joue toujours et qui sont maintenant mes meilleurs amis.

Bref, ça fait maintenant bientôt 34 ou 35 ans que je lance des dés bizarres et je ne suis pas près de m’arrêter.

(*) fun fact : je suis retombé par hasard sur un des grands en question des années plus tard (un ami d’ami) et il fait maintenant partie de mon cercle rôliste, comme quoi…

Sherinford, 1984, D&D [Premières fois rôlistiques]

Itinéraire d’un rôliste gâté

« Il était une fois un petit garçon qui avait deux passions : les livres et son vélo de cross rouge rutilant, fabuleuse monture qui lui permettait de se déplacer seul jusqu’à la bibliothèque du coin, où il trouvait (à grand peine) de quoi étancher sa soif de fantasy et de science-fiction.

Un beau jour, alors qu’il rendait visite à un de ses fidèles amis, il découvrit son premier « livre dont VOUS êtes les héros ». Intrigué, il dévora l’opus avec passion, et en acheta d’autres, beaucoup d’autres.

En ce temps là, la maman de notre petit garçon, en femme libre et divorcée, rencontrait un certain nombre de prétendants aux talents divers et variés. Il se fait que l’un d’eux, José, avait un fils, Philippe. Philippe était déjà sorti de l’enfance, mais faisait partie de ces jeunes adultes que la compagnie des enfants et des adolescents ne dérangeait pas. Lorsque la fête battait son plein sur la place du village, il n’était pas rare que Philippe dépensait des sommes considérables en jetons pour les auto-tamponneuses, qu’il partageait ensuite avec son frère adoptif et les amis de celui-ci. Philippe était marin, et partait en mer six mois par an, puis revenait sur la terre ferme de Belgicie les six mois restant pour dépenser sa solde. Quoiqu’il en soit, une jour que Philippe passait à la maison, il surprit le petit garçon en train de lire un livre dont vous êtes le héros, et lui dit : « tu sais, si tu aimes ça, tu devrais essayer Donjons et Dragons« , et il lui expliqua dans les grandes lignes le principe du jeu de rôle… Sans le savoir, Philippe venait de planter les germes de ce qui allait bientôt devenir la troisième passion du petit garçon… »

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