Le club de Donjons et Dragons de la MJC de Saint-Rémy-lès-Chevreuse dans les années 1970

Au tout début de l’arrivée du jeu de rôle en France, Finael et ses amis découvrirent ce nouveau jeu et fondèrent en 1978 l’un des tous premiers (si ce n’est le premier) clubs de JDR de France, à la MJC* (edit: ou Maison des loisirs et de la culture) de Saint-Rémy-lès-Chevreuse.
Leur épopée est raconté sur ce site, de même que leur campagne de Pranarant, illustrée de force cartes, plans et photos d’époque.


*MJC: Maison des jeunes et de la culture.

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Sauriak, 1978-1979, D&D [Premières fois rôlistiques]

A Nancy, probablement lors d’un après-midi de février 1978 ou 1979, nous avons créé nos personnages. Une ou deux semaines après, nous avons joué notre première partie qui était attachée au B1 (In search of the Unknown). C’est un ami de notre âge (environ 13-14 ans) qui maîtrisait puisqu’il était le seul à avoir fait anglais en première langue et avait déjà était initié par son père.

Nos personnages ont été créés selon la méthode du jet unique de 3D6 dans l’ordre des caractéristiques et je me suis retrouvé avec un semi-elfe clerc avec 3 en force et 17 en sagesse. Moi qui rêvais de Conan le Barbare ou d’un magicien, j’étais loin du compte 😉

Comme nous étions seulement deux PJ, notre MJ nous a d’emblée collé des PNJ serviteurs issus d’un tirage sur une table. Mon henchman était un nain voleur nommé Mezron. Mon comparse était un elfe guerrier-magicien. Je ne me souviens plus de son acolyte.

J’ai un vague souvenir d’un long couloir avec des bouches magiques et d’une porte secrète qui débouchait sur un dédale. Nous ne sommes pas allé très loin et avons dû nous replier sous la pression de monstres errants en trop grand nombre. Nous avons tenu 1 ou 2 combats contre des squelettes, un centipède géant et des vers pourrisseurs. Je crois que nous avons fui face à un monstre rouilleur et faute de sorts. J’avais soigné tout mon possible et l’unique magic missile avait été consumé sur le centipède.

Nous n’avons jamais repris la partie.

Finalement, mon comparse elfe est devenu notre MJ régulier et, pour qu’il ne soit pas frustré, je me suis mis à la maîtrise en alternance. Il est plus porté sur le merveilleux façon Tolkien alors que je suis plus sword & sorcery, ce qui a permis de varier les genres pour la bande d’amis.

Mon premier module/scénario en tant que MJ fut le B2, fourni dans la boîte D&D, avec une série inachevée de trois parties. Non par raison de morts mais parce que nous étions volatiles.

Les premiers Casus Belli nous ont enchanté avec les articles de l’ami Jean Balcezak, la série « Devine qui vient dîner ce soir » et les mythiques donjons comme « le Château des Sphinx » et « la Gorge de Fafnir ».