Florilège de Julian Manson

Il y a plusieurs moment remarquables qui m’étonneront et me feront toujours marrer :

Loup-garou l’apocalypse V20, l’une de mes premières parties en tant que MJ. Mon joueur test joue un loup-garou qui a grandi en tant que loup. Il rejoint la bande, son Alpha lui demande de voir ce que fout une féline-garou près du Louvre. Celle-ci lui propose d’en discuter autour d’un bon plat dans un restaurant chic, il accepte. Il se retrouve à devoir faire un jet de Dextérité + Étiquette ( il n’a jamais tenu de couvert de sa vie ) : botch. Et voilà un loup-garou qui mange comme un cochon dans un restaurant gastronomique où le prix moyen d’un plat est de 70 €… Gros fou rire.

Knight : on est envoyé à Paris capturer un soi-disant traître, on découvre finalement qu’il a un bébé. En chemin, on tombe sur des orphelins vivant dans les égouts, on se retrouve sur la Tour Eiffel à mitrailler tous les ennemis pendant qu’on sauve tous les PNJs. Finalement, non seulement on a sauvé de nombreux enfants, mais aussi l’honneur du soi-disant traître qui n’en était pas un. Grand moment de GG.

– Récemment dans Mindjammer, je fais une campagne typée Gundam. La nuit du jeu approche, je me retrouve avec une table majoritairement adulte ( ce qui est rare pour moi ). Les joueuses qui ne venaient que pour la nuit du jeu s’impliquent bien. La table finit par faire des trucs de fou durant les 3 séances de cette nuit du jeu : rétablir un royaume pacifique qui avait disparu en remettant la seule héritière sur le trône, tenu et pris le contrôle d’une immense structure armée que les ennemis avaient infiltrée, discuté avec un mécha conscient qui semblait exister depuis des millénaires, détruit une base ennemie qui produisait des robots autonomes armés en masse. Impressionnant.

– Grande première campagne en tant que MJ, je fais du Final Fantasy avec FATE et l’un de mes meilleurs amis. La campagne dure plus de six mois, la PJ de mon amie progresse et se retrouve en enfer à discuter avec des démons majeurs où la moindre parole mal placée peut la tuer. Elle gère. Elle va dans sa chambre et décide de se laver. Je veux taquiner mon ami lorsque sa PJ prend le savon : échec critique ! Cela se reproduira plusieurs fois d’affilée dans la semaine, sa PJ finit par avoir un aspect « Le savon, c’est le MAL » !

Final Fantasy D20, l’un de mes joueurs est un ancien du club. Au cours de la campagne, le groupe rencontre un PNJ agressif qui les laisse quasi-morts, ils finissent par se rendre compte que celui-ci ne vise que les membres du Clan Centurio, une grande guilde de chasseurs de monstres. Jeff ( l’ancien du club en question ) finit par se dire que c’est quand même bizarre qu’un PNJ aussi puissant ne vise que cette faction alors qu’il est bien trop dangereux. Le groupe finit par surprendre ledit PNJ et le chef de la guilde en plein « règlement de compte », le PJ de Jeff discute avec le PNJ. Finalement, ils sont presque d’accord. Sans le vouloir, Jeff a changé la fin de l’histoire (ce PNJ était prévu pour être le boss final). Un peu plus tard, ils vont libérer la sœur dudit PNJ dans une base de l’empire ennemi. Cela se passe mal, les soldats de l’empire font trop mal et commencent à massacrer le groupe. L’un des soldats lance une grenade dans la salle où tous les PJs sont mal en point. Jeff utilise un point héroïque, tire comme au foot dans la grenade et fait une réussite critique : les soldats sont tous morts.

Des moments remarquables de Julian Manson

Le scientifique allemand parlait… allemand

Un de mes moments de JDR préférés était lors d’une partie de JDR grandeur nature/airsoft qu’on s’était organisée dans notre petite équipe, il y a déjà 5 ans. Ça se passait à Berlin Est en 1989, au moment où Américains, Allemands de l’Ouest, Soviétiques et Chinois se disputaient un scientifique Est-allemand qui disposait des plans d’armes secrètes et des archives sur des expériences d’occultisme menées par la Stasi.

Ce scientifique, c’était moi.

Et personne ne s’attendait à ce que ce scientifique ne parle qu’allemand ! Surtout que tous les camps devaient trouver un moyen de ramener le scientifique en question vivant, les agents secrets pouvaient me forcer à les suivre en me menottant ou en m' »injectant des drogues », ce qui me forçait à obéir pendant dix minutes, mais ne pouvaient pas me tirer dessus. Moi je pouvais ! Surtout que je ne comprenais pas un traître mot de ce que lesdits agents me demandaient, et que les voir agiter des flingues et des liasses de dollars ou des photos de ma « famille » en prison avait tendance à me stresser !

Finalement, ce sont les Chinois qui ont réussi à me ramener à leur camp en me bourrant de drogue (merci à l’infirmier qui jouait dans notre équipe et avait des stylos promotionnels en forme de seringue), mais ça a quand même dégénéré en fusillade magistrale quand les Soviétiques et les Américains, d’un commun accord (salauds !), ont décidé qu’il valait mieux m’éliminer que de me voir tomber entre les mains de Pékin !

Je me rappellerai toujours de la tête du premier agent à être entré en contact avec moi, un Soviétique, quand il a ouvert la porte de mon « bureau » et s’est fait remonter les bretelles dans la langue de Goethe (ou plutôt, vu le vocabulaire, d’un camionneur bavarois !).

Un moment remarquable de Lancer21.