Rogre, 1980, Clermont-Ferrand, Dungeons & Dragons – Basic Set [Première fois rôlistique]

Pour ce qui me concerne :

1 – Je croise, absolument par hasard, une vitrine à Londres pendant les vacances de la Toussaint 1979 lors d’un voyage scolaire (classe de 4e, le temps était épouvantable), et j’y avise la boite de Dungeons & Dragons – Basic Set (Holmes, 1977). Comme je viens de lire The Hobbit, ça me frappe et me turlupine.

2 – Pendant les vacances de Pâques (1980), je suis avec mes parents en train de visiter Paris et, tout à fait par hasard (!), je retombe sur la même boite en vitrine de l’Œuf Cube (Jussieu – dont je ne connaissais pas l’existence). Je me la fais acheter (sur le champ, je ne sais pas pour quel prix, mes parents étaient bien bons). Puis, seulement ensuite, je « découvre » que c’est tout en anglais et que je n’ai pas le niveau… J’essaye de jouer, plutôt en solo, ou avec de jeunes joueurs de mon entourage, c’est peu probant, je laisse la boite de côté.

3 – Puis, en août 1980, c’est le n°4 de Jeux et Stratégie qui, à ma grande surprise, parle de la boite bizarre – que je ressors – et c’est en jouant au Château des Sortilèges que je comprends, un peu par déduction, à quoi peut ressembler une partie de D&D. Cela me permet de faire jouer plus efficacement mes copains de 3e, à Clermont-Ferrand, dès la rentrée 1980. Excellente première partie avec le petit module d’introduction du livret, puis on enchaîne avec le module B1 de la boite.

4 – Dès 1981, du matériel D&D (modules AD&D), plus quelques wargames, arrivent à Clermont-Ferrand, dans un magasin de jouets (!) et dans une librairie/galerie de science-fiction (Galerie Blatin). Pendant 3-4 ans, on va être des assidus de ces boutiques (pas spécialisée du tout pour le magasin de jouets !), à commenter haut et fort ou hésiter à acheter, au point, je suppose, d’être bien gênants…

Notre groupe de jeu est passé directement de D&D basic d’Holmes à AD&D, sans utiliser les règles B/X-Moldvay.

Ensuite, comme s’est monté un club à partir de 1982-1983, les achats seront groupés, à l’Œuf Cube de Paris en général.

(5 – Ce que je n’ai pas enregistré, c’est le reflux, le moment où lesdites boutiques clermontoises n’ont plus proposé de jeux de rôle, avant de fermer.)

Nonolimitus, 1985, l’Oeil Noir [Première fois rôlistique]

Découverte quasi-simultanée (de mémoire) du jeu de rôle dans le Tintin en question de l’été 1985, en intro de la BD de Bosse & Darasse sur le Donjons & Dragons et dans un Jeux & Stratégie acheté par hasard à la même période (Casus Belli n’ayant été diffusé en presse qu’au printemps 1986).

D’ailleurs, j’ai toujours le Tintin et sûrement le J&S…

Après, je pratiquais déjà les livres dont vous êtes le héros depuis le primaire et j’avais lancé ce mouvement auprès de quelques camarades de classe, dont un qui m’initia à Cry Havoc (1984).

Par contre, j’ai dû attendre 1986 pour lancer ma première partie de l’Oeil Noir… Ramené d’un séjour à Paris après une visite à la FNAC des Halles où, en me promenant, j’étais tombé sur la boite Gallimard en vitrine chez Games.

Donc, pour cette première, j’avais convaincu mon pote wargamer et deux autres potes de 4e d’essayer un nouveau jeu : l’Oeil Noir.

Durant la création des perso, le prof d’histoire s’est incrusté et à créer un perso lui aussi ! Et oui, c’était au collège et j’avais 14 ans !

A part çà, aucun souvenir de cette partie, mais j’étais foutu, j’avais mis le doigt dans l’engrenage…

Par la suite, divorce de mes parents et retour sur le 93 (sauf le paternel 😦  )… Après une difficile période d’adaptation aux coutumes locales, je parviens à m’insérer par le biais du JDR en initiant quatre ou cinq camarades mais pas encore amis à JRTM (1987) puis Stormbringer (1988).

De plus, retournant chez le paternel pour les vacances scolaires, j’ai continué à animer dans ma belle province océane sans jamais m’arrêter. Même après avoir terminé ma scolarité !

D’ailleurs, je continue mes parties au bord de l’océan Atlantique, mais avec aucun des joueurs originels (ils ne sont plus dans la région).

Que de souvenirs…