Mémoire d’un rôliste de la MJC Montchapet

Texte publié sur le forum Dijon et Dragons en 2011. Il n’y a plus de jeu de rôle à la MJC Montchapet depuis 2013.

Je livre ici, sans la moindre objectivité, une partie de mon histoire de la MJC Montchapet. Ça m’est venu comme ça, en me disant « autant raconter l’histoire », surtout au vue du contexte actuel. Je concède donc bien volontiers un léger sentiment de nostalgie, mais plutôt positif, car il me donne d’autant plus envie de continuer à jouer.

Genèse

En 1992, je suis l’heureux possesseur du jeu de plateau Heroquest depuis un an, un de mes cousins parisiens (j’apprendrai plus tard qu’il a fréquenté le triangle maudit du  jeu de rôle, rue Descartes, Jussieu et l’Oeuf Cube) regarde la boite et me dit : “Tiens on dirait DD !”. On s’en parle un peu et j’en ressors avec deux consignes : récupérer la prochaine fois que je vais à Paris une version photocopiée de DD et un encouragement à lire le Seigneur des Anneaux. J’avais déjà lu Bilbo le hobbit, mais j’ignorais qu’il y avait une suite.

Tenant sa promesse, mon cousin me laisse une copie incomplète de DD, une poignée de dés aux formes bizarres et un autre jeu de rôle (JDR) appelé L’Ultime épreuve. Je lis DD, surtout le bestiaire et la magie, j’ai du mal à capter le système du D20. Le jeu ne permet de jouer des persos que jusqu’au niveau 5, mais je m’y plonge et je fais une ou deux parties avec des amis aussi jeunes que moi. Le même mois, je m’abonne à Dragon magazine VF et je commence au numéro 9. Fin 1992, lors d’un voyage en train, je me paie un Casus Belli, le numéro 82, je découvre alors un univers vaste et aussi plus large que DD, avec en plus un encart avec des scénarios… Je le lis et relis, et je m’abonne aussi sec. C’est aussi l’information qu’il existe des clubs et une boutique à Dijon, Excalibur.

Se rendre à Exca durant l’été est une vraie quête initiatique, trouver le lieu et m’y rendre en bus ne fut que le début de l’épreuve (à l’époque, j’habite chez mes parents, à Neuilly-les-Dijon). L’endroit est une grotte, avec des êtres étranges ; il y a des comics, du JDR et de la figurine (que je connais déjà depuis un an, mais c’est pas le sujet). J’en ressors avec le guide des joueurs d’AD&D 2, des dés qui ne quitteront plus jamais ma trousse et une sainte frayeur du vendeur et son légendaire « pose ton sac gamin ».

À cette époque, dois-je le rappeler, sans internet, j’ai acquis des trucs divers : des livres dont vous êtes le héros, des magazines comme Jeux & Stratégies qui parlent de wargames, des catalogues Descartes, des romans sur les Forgotten Realms et j’ai découvert sous les conseils d’un bon bibliothécaire Lovecraft et Asimov. Je suis décidé à me lancer dans le JDR, et dès le début comme MJ, vu que j’ai maitrisé du DD et des dizaines de variantes d’Heroquest dans mon cercle d’amis. Je me plonge dans le Casus et trouve trois clubs sur la région : Quétigny, Montchap, Chenôve. Le dernier étant trop loin, je me porte sur Quétigny, parce que je connais, j’y étais scout, et que pour le bus, c’est simple, un seul changement.

Je me rends là-bas (accompagné de ma mère) et je tombe sur Pascal B. qui a l’honnêteté, après un accueil chaleureux, de nous dire qu’il n’a plus de place pour les jeunes pour cette année, et qu’on devrait tenter notre chance à Montchapet.

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Polaroliste Episode 2 – Mémoires de Rôlistes

Le deuxième épisode de Polaroliste, l’image du jeu de rôle en France en 2018 !, conçue et réalisée par Eas’Image et Icosaèdre, est consacré à la mémoire des rôlistes. Il a donc toute sa place sur ce blog.

On y retrouve notamment les premières fois rôlistes et les raisons d’avoir continuer à pratiquer le jeu de rôle d’acteurs plus ou moins connus de la scène rôlistique :

On y apprend comment les livres dont vous êtes le Héros, Tolkien et la littérature de l’imaginaire, les jeux de société comme HéroQuest, Magic: The Gathering, le jeu de rôle par (cara)mail, le hasard ou encore le « frère d’un ami qui revenait de fac aux USA » ont été des portes ouvertes sur le JDR.