Fred d’Abalam

INS, joueur

Des mois que nous jouons avec le même groupe de démons. Le groupe tourne bien et les missions réussissent souvent mais, comme ce sont des démons, il y a des différents et des dissensions.

Arrive un jour, alors qu’il faut monter les escaliers d’une belle demeure pour continuer l’inspection à l’étage, le démon de Furfur refuse de porter le mien jusqu’en haut. Ce jour-là, mon démon d’Abalam a dû quitter son fauteuil roulant, le porter jusqu’en haut de l’escalier en râlant avant de se rasseoir et de repartir en roulant sous les regards ahuris.

Toute la table, sauf le MJ, a réalisé que ce perso qu’ils n’avaient toujours connu qu’en fauteuil pouvait marcher et n’était pas du tout handicapé.

Y’avait pas d’autre Fred dans le groupe, mais ils m’ont toujours appelé Fred d’Abalam après ça.

Note : Nogent-le-Roi, 1994, 5 joueurs entre 20 et 25 ans.

Un moment remarquable d’Eskhiss.

Les journées mondiales de la vieillesse

Partie de INS, « les journées mondiales de la vieillesse », à Chartres.

Les joueurs ont fait un plan, des diversions sont prévues, tout est bien cadré quand l’un d’entre eux, emporté par son enthousiasme, commence à agir au milieu du camp ennemi… mais avant que les diversions aient été lancées. Un démon qui distribue des bouteilles de champagne au milieu de la bourgeoisie locale en gueulant « tout le monde à poil ! » (Oups, les pnj ne sont pas encore drogués.)

Intervention angélique, décès du PJ, repérage des complices, fuite en urgence, poursuite, usage de pouvoirs dans la rue devant témoins. Équipe éparpillée qui en réchappe parfois de justesse.

Convocation par le supérieur de la mission. Je les fais passer un par un. (Les autres joueurs sortent de la pièce.)

Ceux qui ont fait tellement de conneries qu’ils sont grillés (familiers/limitations), ceux qui reportent toute la responsabilité sur le mort ou sur les autres (bien) et la réponse du démon de Kronos à la question : « Vous, expliquez-moi pourquoi ça a foiré ! », courte et simple :

Un problème de timing.

Celui qui a le plus ri était celui dont le personnage était mort, il avait assisté à tous les interrogatoires.

Note : les JMV adaptées, 1998, 8 joueurs de 15 à 40 ans.

Un moment remarquable d’Eskhiss.

Mon wakizashi, mon meilleur ami et autres contes

Comme tout rôliste, j’ai des paquets de moments plus ou moins remarquables. Je vais en citer quelques uns.

Khentar, le dieu piégé dans un wakizashi

J’ai été initié au JDR par celui qui est devenu mon meilleur ami de l’époque, en seconde. Tellement, que j’ai séché pas mal de cours à cette époque pour pouvoir jouer. Grand fan de manga à cet âge (j’avais 15 ans), de Masamune Shirow en particulier, mon premier personnage fut le héros d’Orion : Susano Orbatos, dieu dragon de la guerre et de la destruction. Rien que cela ! Invoqué par erreur par un fidèle à Eauprofonde, dénué de quasi tout pouvoir si ce n’est cette flamme divine intérieure (j’avais 5% de RM) et d’un tetsubo +1. De nombreuses aventures plus tard, je tombe sur un wakizashi +3 Sharpness intelligent, contenant Khentar, un des 7 immortels du combat, transformé par les dieux en arme pour leur arrogance.

Ce qui était à la base juste une arme intelligente (et très puissante, je ne compte plus le nombre de membres que j’ai laissés sur le carreau) est devenue le meilleur ami de ce personnage. Tellement qu’une partie de la campagne est devenu un moyen de pouvoir vaincre la malédiction, briser l’épée et lui rendre sa liberté. Ce qui s’est fait au bout de 3 ans de jeu, d’une manière différente que prévue. Mon personnage s’était fait à sa vie de mortel mais -inspiration Avatar’s Quest et Highlander oblige- lors du temps des Avatars sur Féérune, les dieux sont tombés sur le monde.

L’un d’entre eux, dieu mineur de la guerre, a recherché Susano pour lui voler sa flamme divine. Il s’en est ensuivi un combat épique entre Susano, devenu à cet époque guerrier niveau 14/mage (évocateur) niveau 13 et l’avatar de Tharizdun. Le perdant allait se faire dissoudre dans l’essence divine de l’autre. Je n’ai jamais autant eu peur en lançant les dés qu’à ce moment-là, encouragé que j’étais par mon ami wakizashi. Il m’a aidé à vaincre, tranchant le deuxième bras du dieu et le tuant alors qu’il ne me restait que 3 PV. Tharizdun a explosé en une flamme d’or, un quickening divin que Susano a absorbé, lui permettant d’avoir la gouache nécessaire pour repartir sur son plan divin. De là, j’ai levé la malédiction qui pesait sur Khentar et ce dernier est devenu l’ami, le confident et le porteur de Kusanagi, l’épée des cieux au service des AmatsuKami. Dans les deux cas, j’allais perdre mon personnage mais cette fin était juste magnifique.

D’ailleurs, c’est devenu mon pseudo sur bien des forums.

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