Ca vous regarde JdR, 1991 | La 5

Emission-débat sur la 5 de Berlusconi sur le jeu de rôle.

Le début est manquant mais disponible là.

Présentation : André Berkoff.

Avec Didier Guiserix, Croc, Anne Vétillard, François Nédélec.

Partie de démonstration : Bruno Billion (MJ), Laurent Henninger, Gérard Guéro, Valérie Tourre, Melusine Laura Raynaud.

 

Rogre, 1980, Clermont-Ferrand, Dungeons & Dragons – Basic Set [Première fois rôlistique]

Pour ce qui me concerne :

1 – Je croise, absolument par hasard, une vitrine à Londres pendant les vacances de la Toussaint 1979 lors d’un voyage scolaire (classe de 4e, le temps était épouvantable), et j’y avise la boite de Dungeons & Dragons – Basic Set (Holmes, 1977). Comme je viens de lire The Hobbit, ça me frappe et me turlupine.

2 – Pendant les vacances de Pâques (1980), je suis avec mes parents en train de visiter Paris et, tout à fait par hasard (!), je retombe sur la même boite en vitrine de l’Œuf Cube (Jussieu – dont je ne connaissais pas l’existence). Je me la fais acheter (sur le champ, je ne sais pas pour quel prix, mes parents étaient bien bons). Puis, seulement ensuite, je « découvre » que c’est tout en anglais et que je n’ai pas le niveau… J’essaye de jouer, plutôt en solo, ou avec de jeunes joueurs de mon entourage, c’est peu probant, je laisse la boite de côté.

3 – Puis, en août 1980, c’est le n°4 de Jeux et Stratégie qui, à ma grande surprise, parle de la boite bizarre – que je ressors – et c’est en jouant au Château des Sortilèges que je comprends, un peu par déduction, à quoi peut ressembler une partie de D&D. Cela me permet de faire jouer plus efficacement mes copains de 3e, à Clermont-Ferrand, dès la rentrée 1980. Excellente première partie avec le petit module d’introduction du livret, puis on enchaîne avec le module B1 de la boite.

4 – Dès 1981, du matériel D&D (modules AD&D), plus quelques wargames, arrivent à Clermont-Ferrand, dans un magasin de jouets (!) et dans une librairie/galerie de science-fiction (Galerie Blatin). Pendant 3-4 ans, on va être des assidus de ces boutiques (pas spécialisée du tout pour le magasin de jouets !), à commenter haut et fort ou hésiter à acheter, au point, je suppose, d’être bien gênants…

Notre groupe de jeu est passé directement de D&D basic d’Holmes à AD&D, sans utiliser les règles B/X-Moldvay.

Ensuite, comme s’est monté un club à partir de 1982-1983, les achats seront groupés, à l’Œuf Cube de Paris en général.

(5 – Ce que je n’ai pas enregistré, c’est le reflux, le moment où lesdites boutiques clermontoises n’ont plus proposé de jeux de rôle, avant de fermer.)

Fred d’Abalam

INS, joueur

Des mois que nous jouons avec le même groupe de démons. Le groupe tourne bien et les missions réussissent souvent mais, comme ce sont des démons, il y a des différents et des dissensions.

Arrive un jour, alors qu’il faut monter les escaliers d’une belle demeure pour continuer l’inspection à l’étage, le démon de Furfur refuse de porter le mien jusqu’en haut. Ce jour-là, mon démon d’Abalam a dû quitter son fauteuil roulant, le porter jusqu’en haut de l’escalier en râlant avant de se rasseoir et de repartir en roulant sous les regards ahuris.

Toute la table, sauf le MJ, a réalisé que ce perso qu’ils n’avaient toujours connu qu’en fauteuil pouvait marcher et n’était pas du tout handicapé.

Y’avait pas d’autre Fred dans le groupe, mais ils m’ont toujours appelé Fred d’Abalam après ça.

Note : Nogent-le-Roi, 1994, 5 joueurs entre 20 et 25 ans.

Un moment remarquable d’Eskhiss.

Cleptomanie sur table

Les jours où j’ai joué un personnage de kender magique.

Un kender n’est pas un voleur, mais c’est parfois un cleptomane.

Par diverses manipulations, « Passe-moi la gomme »/je me penche par-dessus la table et récupère des trucs au passage ; « T’as combien dans cette carac »/je compare les feuilles ; Je t’emprunte, je te rends mais j’en récupère d’autres au passage en te rendant, etc. ; un certain nombre d’objets ont disparu sur la table au fur et à mesure de la partie, jusqu’à ce que les circonstances fassent que le MJ arrive à une situation de combat et veuille lancer ses dés, qu’il ne retrouve pas.

Pour pouvoir jouer la scène, j’ai dû ressortir de sous la table, là où c’était posé sur mes genoux :

  • Tous les dés du MJ plus sa trousse ;
  • quelques crayons et gommes divers ;
  • des dés appartenant à d’autres joueurs ;
  • la feuille de perso d’un joueur assis en face de moi ;
  • la piste de 421 sur laquelle on lançait les dés ;
  • et j’en oublie, mais ils ont dû s’en souvenir, eux.

Plus tard, au cours d’un passage par une sorte de plan magique ou une demeure de grand mage, le kender se retrouve isolé du groupe et passe ce qui semble différentes épreuves ou pièces étonnantes. L’une d’elle est une immense pièce blanche vide. Mon personnage pense à quelque chose et ce quelque chose apparaît magiquement. Tout, n’importe quoi est possible. La tête des autres joueurs quand je suis ressorti avec juste mon sac à dos que j’avais perdu un peu plus tôt dans le scénario… Priceless.

Note : Nogent-le-Roi, 1994, 5 joueurs entre 20 et 25 ans, monde perso à inspiration multiple et persos allant du kender au minotaure.

Un moment remarquable d’Eskhiss.